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   « Quand vous avez 17 ans, qu’une météorite vous est déjà tombée sur la tête et que votre mère est voyante, vous savez que la vie est bizarre et que tout peut arriver. Mais ce qu’Alex ignore, c’est que son improbable amitié avec M. Peterson, un vétéran acariâtre, l’entraînera dans une aventure improbable, incluant 113 grammes de marijuana, une urne funéraire et une tempête médiatique…

      De l’astrophysique à Kurt Vonnegut, aussi hilarant que poignant, ce roman d’initiation éclaire le sens de la vie : une formidable leçon de choses et une inoubliable leçon d’humanité. »

     Belle déception. Pourtant le titre était plus que prometteur (pour ne pas dire excellent), tout comme la quatrième de couverture. Pour cette dernière, je ne parle pas forcément des termes dithyrambiques qui y sont employés (je ne suis pas naïf à ce point) mais plutôt de son contenu. Je pensais avoir entre les mains un de ces romans un brin farfelus empreints de bonne humeur. J’ai déchanté sur ce point. Désolé de devoir spoiler, mais je me dois de rétablir un minimum la vérité : ce texte se révèle en effet beaucoup plus sombre qu’il n’y paraît, puisqu’il y est question d’accompagnement au suicide. Alors certes, je veux bien que l’on y trouve un message engagé sur le sens de l’existence, mais cela reste quand même assez pesant… Plus généralement, je ne suis jamais entré dans cette histoire. Si le style est relativement limpide, il manque cruellement d’âme et de saveur. Pour ne rien arranger, l’intrigue met beaucoup de temps à se mettre en place. Au cours des cent premières pages, on entre dans le quotidien d’Alex, en découvrant notamment sa relation avec sa mère un peu perchée et ses difficultés à se mêler à ses congénères lycéens. Une entrée en matière plutôt longuette, d’autant que le fait de mettre en scène un intello souffre-douleur commence à devenir un poil téléphoné... On peut également se demander l’intérêt de la chute de la météorite sur le narrateur survenue quelques années auparavant. Cela prend beaucoup de pages et on ne comprend pas à l'arrivée ce que ce détail apporte vraiment au récit. Même constat pour ses crises d’épilepsie…

     Arrive ensuite (et enfin…) M. Peterson, qui va entre autres faire découvrir au héros le romancier Kurt Vonnegut. Une rencontre qui occasionne quelques passages intéressants sur cet écrivain, ainsi que quelques bons moments de complicité, mais je n’ai dans l’ensemble pas été vraiment embarqué dans cette amitié. Survient (bien) plus tard la maladie dégénérescente de M. Peterson, contre laquelle celui-ci décide de ne pas se battre, considérant que s’accrocher à la vie coûte que coûte, en se sachant condamné, n’a pas le moindre sens. Il décide alors, avec le soutien d’Alex, d’aller en finir en Suisse, l’un des seuls pays où l’euthanasie est autorisée… Même cette situation ne m’a pas à proprement parler bouleversé. Elle propose certes son lot de beaux passages, mais rien d’inoubliable à mon sens, à l’image donc du reste du récit, auquel je n’ai décidément pas adhéré. La faute encore une fois au style sans éclat de Gavin Extence, mais aussi à sa propension à faire du remplissage (j’ai vraiment eu l’impression qu’il était payé à la ligne...), et enfin à son personnage principal vu et revu, mélange assez fade de Marty McFly (pour son amitié avec un vieil original), de George McFly (pour son côté victime marginalisée) et d’Harry Potter (pour sa cicatrice et sa célébrité plus subie que souhaitée, dues à la chute de la fameuse météorite lorsqu’il était plus jeune). Pour terminer sur une note positive, j’ai en revanche bien aimé le personnage d’Ellie, pour sa franchise déconcertante et ses répliques cinglantes. Mais dans l’ensemble, je me suis surtout ennuyé à la lecture de ce roman – très apprécié de la plupart des blogueurs, précisons-le. À vous de voir…